mercredi 7 octobre 2026 - 17:00
Organisation yéménite des droits de l’homme : la profanation des dépouilles des martyrs à Taëz est un crime de guerre

Hawzah/Ali Taysir a affirmé que la profanation des dépouilles des martyrs des forces armées et le fait de les dénuder constituent « un crime de guerre à part entière », assurant que les responsables feraient l’objet de poursuites au niveau international.

Yémen (A.P.Hawzah) – Ali Taysir, président de la Commission nationale des droits de l’homme au Yémen, a déclaré ce lundi que la profanation des dépouilles des martyrs des forces armées, notamment leur mutilation ou les atteintes portées à leurs corps, ainsi que le fait de les dénuder dans la province de Taëz, constituent un crime de guerre à part entière et une grave violation de la dignité humaine.

Taysir a déclaré que les actes commis par ces mercenaires sont incompatibles avec les valeurs de l’islam et les coutumes tribales yéménites. « Porter atteinte à l’intégrité des morts, les filmer puis diffuser ces images témoigne de l’absence, chez leurs auteurs, des plus élémentaires notions d’honneur et de dignité », a-t-il ajouté.

Il a précisé que le droit international humanitaire, en vertu de l’article 34 de la première Convention de Genève et de l’article 130 de la troisième Convention de Genève, impose le respect et la protection des dépouilles des personnes décédées et interdit toute atteinte à leur dignité.

Il a ajouté que, au regard des articles 8 b) et 8 c) du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, ces actes constituent des violations du droit international, notamment des atteintes à la dignité humaine et des traitements inhumains susceptibles de relever de la qualification de crime de guerre.

Il a également souligné que les enseignements du Prophète de l’islam (PSL) interdisent eux aussi de profaner les dépouilles des ennemis.

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme a par ailleurs tenu le régime saoudien pour responsable de ce crime, l’accusant de financer et de soutenir ces milices.

Le président de la Commission a appelé les tribus de Taëz à condamner cet acte et à se désolidariser de ses auteurs. Il a également demandé aux Nations unies et au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme d’inscrire les auteurs de ces actes ainsi que leurs commandants sur la liste des criminels de guerre.

Il a enfin indiqué que la Commission avait documenté ce crime au moyen d’enregistrements audio et vidéo, afin de transmettre le dossier à la Cour pénale internationale et d’engager des poursuites judiciaires contre les responsables.

Organisation yéménite des droits de l’homme : la profanation des dépouilles des martyrs à Taëz est un crime de guerre

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